Périple au coeur de la vie d'une femme - 1

Publié le 28 octobre 2026 à 18:00

Au fil de l'article : Mise en lumière du périple l Périménopause l Ménopause l Ménopause artificielle l Des situations singulières l Une pensée envers ces femmes de tout âge l Un bout de mon chemin l Se laisser du temps 

Chère lumière,

Je te souhaite la bienvenue sur cette page.

Aujourd’hui, tu t’envoles pour un joyeux périple au cœur de la vie d’une femme. Ou du moins, une partie de la vie d’une femme.

Au fil de cette escapade, une transmission va s’opérer, qu’elle soit consciente ou inconsciente. Elle peut prendre différentes formes : une émotion, une prise de conscience, une question, une résonance.

Je t’invite à explorer cet article avec indulgence et bienveillance, dans un espace où tu peux prendre le temps de ressentir, de réfléchir et d’accueillir ce qui se présente à toi, en pleine conscience.

Installe-toi confortablement, laisse-toi guider et pars à la découverte de ce voyage.

Mise en lumière du périple

Avant toute chose, je souhaite éclairer quelques notions afin de faciliter ta lecture. Nous allons notamment parler de la périménopause, de la ménopause et de la ménopause artificielle.

La périménopause, une période de transition 

Le périple commence avec la périménopause (également appelée préménopause), qui correspond à la période de transition précédant la ménopause. Durant cette phase, les hormones, notamment les œstrogènes et la progestérone, connaissent des fluctuations. Le cycle menstruel peut devenir irrégulier et différents symptômes peuvent apparaître.

Cette transition dure le plus souvent de 2 à 4 ans, parfois davantage, et sa durée varie d’une femme à l’autre.

C’est une période de changements, parfois subtils, parfois plus difficiles à vivre, durant laquelle le corps commence à suivre un nouveau rythme.

La ménopause, un nouveau chapitre

Elle correspond à l’arrêt définitif des menstruations, lié à l’arrêt de l’activité ovarienne. Naturellement, elle survient généralement entre 45 et 55 ans, avec un âge moyen autour de 51 ans en France.

En pratique, la ménopause naturelle est généralement considérée comme installée après 12 mois consécutifs sans règles, en l’absence d’une autre cause.

Cependant, toutes les femmes ne connaissent pas cette étape au même âge. Certaines sont confrontées à une insuffisance ovarienne prématurée, caractérisée par une altération de la fonction ovarienne avant l’âge de 40 ans.

Chaque parcours est singulier et mérite d’être compris dans sa propre réalité.

La ménopause artificielle, parfois une escale imposée et oubliée

Parfois, une autre escale se présente : celle de la ménopause artificielle. C’est un sujet dont on parle encore trop peu, notamment lorsqu’il concerne les jeunes femmes.

On parle de ménopause artificielle lorsque des traitements médicaux ou une intervention chirurgicale entraînent l’arrêt ou la suppression de la fonction ovarienne. Selon la cause, cette situation peut être temporaire ou définitive. Certains traitements médicamenteux peuvent interrompre temporairement l’activité ovarienne, tandis que l’ablation des deux ovaires provoque une ménopause chirurgicale définitive. D’autres traitements, comme certaines chimiothérapies ou radiothérapies, peuvent également altérer la fonction ovarienne et entraîner une ménopause, parfois temporaire, parfois définitive.

Des situations singulières

Ces situations sont différentes, et elles peuvent toutes entraîner des changements hormonaux et des conséquences physiques et émotionnelles. Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fatigue, variations de l’humeur, modifications du poids, douleurs à la poitrine… Les manifestations possibles sont nombreuses et varient d’une personne à l’autre.

Au-delà du corps, un bouleversement plus intime peut aussi se manifester : un changement dans la perception de soi, dans son rapport à sa féminité ou dans la manière dont on envisage son avenir. D’une femme à une autre, ce n’est pas seulement le corps qui change, c’est aussi la façon dont on se reconnaît, dont on se projette et dont on apprend à apprivoiser cette nouvelle réalité. Et face à ces changements, chacune avance à son rythme.

Une pensée envers ces femmes de tout âge 

Aujourd’hui, je souhaite adresser une pensée à toutes les femmes qui traversent la périménopause ou la ménopause.

Je souhaite également transmettre tout mon soutien à celles qui, comme moi, sont confrontées à une ménopause artificielle.

Atteinte d’endométriose et d’adénomyose, à seulement 21 ans, je traverse moi aussi cette réalité. Une réalité que je n’aurais pas imaginé connaître si tôt, et qui peut bouleverser le corps, les émotions et le rapport à soi.

Parfois, la ménopause artificielle n’est pas un choix, mais une nécessité médicale. Elle peut être envisagée dans certaines situations, notamment pour traiter des maladies ou tenter de soulager des douleurs chroniques. Et même lorsqu’elle représente une solution médicale, cela ne signifie pas qu’il est facile d’en accepter toutes les conséquences.

Un bout de mon chemin 

La première fois que l’on m’a parlé de la ménopause artificielle, je n’étais clairement pas prête. Je ne sais plus vraiment si j’avais 20 ans. Ou du moins, je devais tout juste les avoir.

Je commençais tout juste à revivre, à pouvoir sortir, travailler plus ou moins convenablement. Et les effets secondaires de la ménopause me faisaient un peu « peur ». Je sais à quel point les effets secondaires d’un traitement peuvent pourrir une vie et me plonger dans une toute autre réalité. Il y a quelques années, je travaillais ou faisais ma journée de cours, puis, dès que je rentrais, j’allais me coucher tellement j’étais épuisée. Certains m’ont vraiment mise au sol.

Alors, j’ai demandé d’attendre un peu. 

Et puis, en cette fin de période estivale, je n’ai eu d’autre solution.

On m’a alors parlé de ménopause progressive avant de m’évoquer une autre approche, dont je ne me souviens plus du terme exact employé par ma spécialiste.  Et c’est comme une évidence que j’ai commencé mes injections. J’étais prête. Prête à passer ce cap pas des moindres dans la vie d’une jeune femme de 20 ans (presque 21 ans).

Bien sûr que la ménopause artificielle n’est pas une solution définitive. Dans mon cas, cette ménopause artificielle est temporaire et représente aujourd’hui une étape importante de mon parcours. Bien qu’elle me fatigue beaucoup et m’apporte de nouvelles douleurs qui, jusqu’à présent, m’étaient encore inconnues, j’accueil et d’accepte progressivement cette réalité. Et en toute transparence, parfois, cette fatigue me rend hors de moi. J’ai hâte que ce mot, très connu de mon vocabulaire ces dernières années, disparaisse définitivement.

Je reviens sur ce que je viens d’écrire : je ne sais pas si elle disparaîtra un jour. Seule la vie me le dira ; et peut-être que je serai obligée de continuer d’adapter mon planning à cette foutue maladie.

C’est pour cela que je propose aussi un accompagnement sur cette thématique. Je comprends ce que certaines peuvent vivre, « endurer ». C’est une phase de vie à accepter. Et pour certaines, une période de renouveau, de nouvelles perceptions. Un nouveau départ.

Se laisser du temps

Ce moment de vie est un cheminement personnel, qui demande du temps, de la patience et beaucoup de douceur et d’indulgence envers soi-même. Chacune avance à son rythme, avec son histoire, ses cicatrices et ses émotions. Et chaque ressenti mérite d’être entendu, sans jugement.

Si je partage ces quelques mots aujourd’hui, c’est aussi pour rappeler que la ménopause ne concerne pas uniquement les femmes d’un « certain âge ». Elle recouvre des réalités différentes, invisibles, dont on parle encore trop peu ou qui sont parfois même inconnues.

Si tu ressens le besoin d’être écoutée, accompagnée ou simplement de prendre un temps pour toi, je t’invite à découvrir mon accompagnement autour de cette thématique.

Chacune avance à son rythme, et parfois, le simple fait de ne plus se sentir seule fait déjà une différence.

Avec Douceur & Empathie
Inès Allard - Papillon de Lumière

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