Chère lumière,
Je te souhaite, la bienvenue sur cette page.
Tu t’envoles, pour un joyeux voyage, au coeur des mots.
Pendant cette escapade, une transmission va se passer, qu’elle soit consciente ou inconsciente. Cela se manifeste : par une émotion, une prise de conscience, une question, une résonance.
Je t’invite, à explorer cet article, avec indulgence et bienveillance, dans la détente en pleine conscience.
Au fil de l'article :
L’importance des mots I Petits changements, grande différence I Ces phrases qui nous diminuent I S’élever au lieu de s’auto-saboter I Elargir son champs de vision I « J’essaye » ou « Je fais » ? I Le futur ou le présent ? I Le futur, le présent… et la confiance I Les mots du cœur I L'indescriptible du subtil I Un travail qui se poursuit au fil des années I Accepter de ne pas aller bien, sans renoncer à aller mieux I Et maintenant, à toi de jouer !
L'importance des mots
On utilise chaque jour des dizaines de mots et d’expressions. Cela peut être au travail (en poste ou en recherche d’emploi), dans l’administratif (mail, échange téléphonique), ou dans notre vie quotidienne avec les amis, la famille, ou seul(e).
Au coeur des mots, réside une vibration. Cette vibration s'éveille différemment d'une personne à une autre.
Certains mots peuvent minimiser ce que l’on vit, nous faire douter, ou laisser entendre quelque chose que l’on ne souhaite pas forcément exprimer.
Tu te demandes sûrement, là où je veux t'emmener. Alors, sache une chose : l’objectif n’est absolument pas de réapprendre à parler. Ici, je te partage une autre façon de communiquer. Comme tu le sais, je n’impose rien. Je transmets, et tu en fais ce que tu désires. Il n’y a pas de recette parfaite. Il y en a des milliers, et c'est à toi de te les approprier.
Sache, que un seul mot peut changer toute la formulation… et la manière dont on présente les choses.
L’idée n’est pas de parler parfaitement, c’est de prendre conscience de ce que l’on dit et de la manière dont on l’exprime.
Tu vas parcourir cette page en avançant crescendo.
Petit changement, grande différence
Je commence en douceur, avec de tout « petits » changements, qui font déjà toute la différence : les « petits » mots. Ceux qui, parfois, cassent une phrase qui pourtant commence de manière très positive.
1. « JUSTE »
« J’ai juste fait ça. » → « J’ai fait ça. »
Pourquoi minimiser ce que l’on vient de faire ?
2. « MAIS »
« J'ai réussi, mais ... » → « J’ai réussi, et… »
Le « mais » peut parfois effacer ce qui précède. Le « et » permet de reconnaître une réussite tout en ajoutant une nuance.
3. « DE RIEN »
« De rien ! » → « Avec plaisir ! » ou « Je t'en prie ! »
Une façon d’accueillir un remerciement autrement.
4. « ET SI »
Dans certaines réponses, on peut remplacer le « si » par « et » pour éviter de se placer automatiquement dans la contradiction. Tout dépends du contexte et du sens de la phrase.
Et puis, je suis obligé de la dire, avec des « si » on peut refaire un monde et des « scies » on coupe du bois. 😂
5. « MOUAIS »
Parfois, on peut remplacer notre « mouais » par un « oui », un « pourquoi pas » ou un « je vais y réfléchir » ?
Tout dépend de ce que l’on ressent et de ce que l’on souhaite exprimer. Nos mots reflètent aussi notre état d’esprit. Prendre conscience de la manière dont on répond peut nous aider à exprimer plus clairement notre ressenti, notre enthousiasme ou nos hésitations.
« Un petit» mot peut parfois changer toute la perception d’une phrase.
Note : « mais » et « si » ne sont pas toujours négatifs en eux-mêmes. L’idée est de repérer les situations où leur remplacement permet une formulation plus constructive.
Ces phrases qui nous diminuent
Ici, ce sont des phrases que nous envoyons généralement dans un message ou dans un mail.
« Désolée de te déranger. »
→ « Est-ce que tu as un moment ? »
« Je ne veux pas t’embêter. »
→ « J’aurais une question à te poser. »
« Ça ne me dérange pas. »
→ « Cela me convient. » ou « Avec plaisir ! »
« N’hésitez pas à me contacter. »
→ « Je reste disponible si besoin. »
« J’espère. »
→ « Ça va fonctionner. »
« Ne t’inquiète pas. » ou « Ce n’est pas grave. »
→ « C’est OK. », « Bien sûr ! », « D’accord ! », « Prends ton temps. » ou « Reviens vers moi quand tu seras prêt. »
Tu vois la différence ?
On peut exprimer la même chose sans présumer que l’on dérange, sans s’excuser d’avance et sans minimiser sa demande.
Bien sûr, si l’on dérange réellement quelqu’un, s’excuser reste tout à fait approprié. L’objectif n’est pas de supprimer les excuses, mais d’éviter de se diminuer automatiquement.
Un grand cœur reste un grand cœur ! 🩷
S'élever au lieu de s'auto-saboter
Ces phrases ou ces mots sont, je dirais, auto-saboteurs. Et c’est bien dommage ! À force de nous parler de cette manière, nous finissons par diminuer notre confiance en nous. À l’inverse, en changeant notre façon de nous parler, nous pouvons nous ouvrir à des pensées plus positives et des fréquences plus élevées.
« Je suis nul(le). »
→ « Je suis en train d’apprendre. »
« Je n’y arriverai jamais. »
→ « J'avance étape par étape. »
« C’est impossible. »
→ « Qu’est-ce qui pourrait m’aider à y parvenir ? »
« J’ai échoué. »
→ « Cette expérience m’apprend quelque chose. »
« Je suis timide. »
→ « J’accepte ce trait de personnalité et je progressivement réussi à aller vers les autres. »
« Je suis dans une impasse. »
→ « J’ai conscience que c’est compliqué, et je peux avancer pas à pas pour retrouver mon élan, vibrer et rayonner. »
Le but n’est pas de prétendre que tout est facile ni de transformer chaque difficulté en pensée positive. Il s’agit de ne pas transformer une difficulté ou une expérience en jugement définitif sur soi.
On peut reconnaître que quelque chose est difficile sans se condamner soi-même.
Elargir son champs de vision
La manière dont on se pose une question peut nous enfermer dans une seule réponse.
« Pourquoi ça m’arrive toujours à moi ? »
→ « Qu’est-ce que je peux faire pour traverser cette situation ? »
« Et si je n’y arrive pas ? »
→ « De quoi ai-je besoin pour mettre toutes les chances de mon côté ? »
« Pourquoi je n’y arrive jamais ? »
→ « Qu’est-ce qui me bloque aujourd’hui, et que pourrais-je essayer de changer ? »
« Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? »
→ « Cette situation m’arrive, et même si elle est difficile, j’apprend, je grandis et j'avance à travers cette expérience. »
On ne contrôle pas tout ce qui nous arrive. Par contre, nous pouvons transformer nos questions pour trouver une autre piste, un autre angle ou une prochaine étape.
Changer de question ne règle pas tout, j'en ai bien conscience. En revanche, cela peut aider à sortir du blocage et du brouillard.
« J’essaye » ou « Je fais » ?
Un autre mot auquel je fais attention : « essayer ».
« Je vais essayer de prendre du temps pour moi. »
→ « Je prends du temps pour moi. »
« J’essaye de changer mes habitudes. »
→ « Je change progressivement mes habitudes. »
Pourquoi ?
Le mot « essayer » laisse une porte ouverte au doute, comme si l’on n’était pas certain de pouvoir passer à l’action. Dire « je fais » permet de se placer dans l’action, à condition que cela corresponde réellement à ce que l’on met en place.
Et si l’on n’a pas encore commencé, on peut aussi dire : « Je vais m’y mettre », « Je commence aujourd’hui » ou « Je passe progressivement à l’action ».
Le but n’est pas de promettre, c'est de formuler une intention claire et de la faire vivre dans ses actes.
Le futur ou le présent ?
Apprenons à reconnaître ce que nous avons déjà et ce que nous pouvons apporter. C’est ce que j’appelle nos ressources en accompagnement.
Au lieu de dire :
« Je pourrais apporter mes compétences à votre entreprise. »
On peut dire :
« Mes compétences me permettent de contribuer à vos projets de différentes manières. »
Au lieu de dire :
« Je suis capable de le faire. »
On peut dire :
« Je possède déjà certaines compétences pour le faire, et je peux continuer à les développer. »
Il existe aussi des mots et des formulations qui permettent de mieux mettre en valeur nos ressources, nos expériences et nos envies.
Par exemple, au lieu de dire :
- « Je souhaiterais rejoindre votre entreprise. » → « Je souhaite rejoindre votre entreprise. »
- « Je pourrais mettre à profit mes connaissances. » → « Je souhaite mettre à profit mes connaissances. »
- « Je n’ai pas beaucoup d’expérience. » → « Mon expérience m’a permis de développer des compétences que je souhaite aujourd’hui mettre à profit. »
- « Je suis passionnée par ce domaine. » → « Passionnée par ce domaine, je souhaite mettre mes connaissances et mes compétences au service de votre entreprise. »
On peut également parler d’une opportunité, d’une ambiance conviviale ou encore de la possibilité de mettre à profit ses connaissances pour exprimer ce qui nous attire dans un poste ou une entreprise.
C’est notamment utile dans une lettre de motivation, un entretien, ou lorsqu’on présente ses qualités.
L’idée n’est pas de prétendre maîtriser ce que l’on ne maîtrise pas, mais d’exprimer plus clairement ce que l’on sait déjà faire et ce que l’on peut apporter.
Biensur, sélectionne les mots qui te parlent et que tu maitrises.
Le futur, le présent… et la confiance
On peut aussi apprendre à transformer certaines formulations qui traduisent tes peurs ou tes doutes.
« J’ai peur de ne pas y arriver. »
→ « J’ai des appréhensions, et j'avance à mon rythme. »
« Je ne sais pas si ça va fonctionner. »
→ « Je vais avancer étape par étape et ajuster ce qui doit l’être. »
« Je ne suis pas capable. »
→ « Je ne maîtrise pas encore tout, et je peux apprendre. »
Il ne s’agit pas de se raconter que tout va forcément fonctionner, ni de se forcer à croire que tout est possible.
Il s’agit plutôt de faire de la place à d’autres possibilités, de voir les choses sous un autre angle, tout en restant réaliste et en gardant confiance dans sa capacité à avancer.
Les mots du cœur
Les mots, c’est bien plus qu’un assemblage de lettres.
Les mots ont toujours eu une place importante pour moi. Je les choisis avec beaucoup de rigueur. Et pour vous dire, je réfléchis longtemps avant de trouver celui qui correspond exactement à ce que je souhaite transmettre.
Le mot juste : celui qui porte la bonne intention, qui permet de mettre une image, une émotion ou une sensation derrière une idée.
Selon moi, les mots ont une véritable résonance. Ils peuvent toucher, rassurer, faire réfléchir, ouvrir une porte… lorsqu’ils sont choisis en conscience et avec le cœur.
Vous savez que j’ai toujours aimé écrire. J’écris depuis que je suis petite. Il y a quelques mois, je suis d’ailleurs retombée sur certains textes que j’avais écrits pendant le confinement. Je me suis demandé : « Est-ce vraiment moi qui ai écrit ça ? » Malheureusement, j’ai fait l’erreur de les jeter… Et ces écrits m’ont rappelé une chose : les mots faisaient déjà partie de mon chemin.
Aujourd’hui, je suis davantage attentive à ce que je transmets. Parce qu’au-delà des mots écrits, il y a aussi la manière dont on les prononce.
Fait l’expérience : observe une conversation. Une même phrase peut être reçue différemment selon l’intention, le ton, la douceur ou la façon de la partager. Il ne s’agit pas de changer ce que l’on veut dire, mais simplement d’y mettre plus de conscience et de cœur.
Il n’y a rien de plus beau que l’authenticité, avec des mots qui viennent du cœur. Ils apportent une lumière indescriptible.
L'indescriptible du subtil
Et puis, au-delà des mots, il y a ces expériences qui se vivent profondément. Des instants traversés par une émotion, une énergie… quelque chose que les mots ne peuvent pas vraiment expliquer.
À travers ces quelques lignes, j’en profite pour saluer cette petite âme, que je ne connais pas encore, et qui a déjà une place toute particulière dans mon cœur. INDESCRIPTIBLE.🤍
Un travail qui se poursuit au fil des années
Cela fait maintenant trois ou quatre ans que je travaille sur ma façon de parler, les mots que j’utilise et la manière dont je formule les choses.
Et sache, que moi aussi, il m’arrive encore d’avoir des phases où je suis moins bien, où je vois les choses plus négativement.
Et tu sais quoi ? C’est humain !
Le but n’est pas d’être positif H24, de tout relativiser ou de faire comme si tout allait bien quand ce n’est pas le cas. On a le droit de ne pas aller bien.
L’important, c’est d’en prendre conscience, d’accepter ce que l’on traverse et de ne pas se juger pour autant.
Accepter de ne pas aller bien, sans renoncer à aller mieux
On ne peut pas être au top tous les jours. Il y a des périodes où les mots positifs viennent naturellement, et d’autres où c'est beaucoup plus difficile. Et c’est ok.
On peut accueillir ses émotions, reconnaître que l’on traverse une période compliquée et, en même temps, accepter de vouloir se relever. On peut prendre son temps, demander de l’aide, faire une pause et recommencer.
Changer son vocabulaire ce n’est pas nier le négatif. C’est apprendre à ne pas rester enfermé dedans. Ça demande du temps, de la pratique, de la patience et surtout, de la bienveillance et de l'indulgence envers soi-même.
Et maintenant, à toi de jouer !
On ne peut pas toujours choisir ce qui nous arrive, ni contrôler toutes nos pensées. On apprend à prendre conscience des mots que l’on utilise et, petit à petit, à les formuler autrement.
Et cela vaut aussi pour les autres : on peut partager une autre façon de voir les choses, sans forcer qui que ce soit à changer. Chacun avance à son rythme, quand il est prêt.
Je t’invite à retenir ce qui te parle le plus, ce qui résonne en toi et ce qui peut t’être utile au quotidien. Tu n’as pas besoin de tout changer ni de tout appliquer. Prendre conscience d’un seul mot ou d’une seule formulation est déjà un premier pas.
Alors, quels mots as-tu envie de faire évoluer dans ton quotidien ?
Avec Douceur & Bienveillance
Inès Allard - Papillon de Lumière
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